Et si on en parlait

Le porno , entre mythes et réalités

Écrit par admin

Il existe des personnes – ô combien nombreuses – qui croient
dur comme fer en la véracité des scènes tournées dans les
films pornographiques. Il y a aussi ceux qui sont beaucoup
plus sceptiques, comme les sexologues, pour ne citer qu’eux.
Retour sur les mythes les plus renversants…

Le zizi kilométrique

La moyenne universelle de la taille d’unpénis en érection est de 12 centimètres.Parfois, elle peut aller jusqu’à 14centimètres, mais jamais à 24ou 30 tout de même ! Eneffet, les organes génitauxmasculins exhibésdans les filmspornographiquessont truqués àl’aide d’effets spéciauxpropres àcette industrie. Lesgros plans des cameramensuffisent,à eux seuls, à biaiserla réalité des rapportssexuels. Autrement dit, unefemme mature, normale et bien pensantedoit se contenter de la taille du gouvernailde son partenaire, aussi riquiqui soitelle, parce qu’en matière de plaisir, ellen’a pas tant d’importance. Précisonspar la même occasion, si besoinest, que ces “hommes duporno” sont aussi fictifsque Spiderman…

Les douchesde sperme

Voici un autre leurrede l’industrie du X !Normalement, à la finde chaque rapport sexuelsatisfaisant, il y a orgasme.Et s’agissant de ce sujet, précisément,il existe des couples qui préfèrentl’éjaculation extra-vaginale. Si,parmi ces derniers, certains restent assezsages et se limitent aux cuisses dela femme, il est également des “sauvageons”qui vont encore plus loin. Maisentendons-nous bien, aller au-delà desparties intimes de la femme en l’aspergeantde litres de sperme sur le visage,la poitrine, voire les cheveux, n’est enrien une pratique obligatoire. S’il y a descouples qui veulent bien jouer le jeu,qu’ils le fassent, mais si la femme n’y voitaucun intérêt, il est inutile de l’obligerà se soumettre à cette pratique uniquementparce que d’autres le font à la télévision.Sinon, attention à l’hygiène ! Carqui dit sperme, dit bactéries. Et puis, celiquide n’a jamais été un bon masquepour le visage, soit dit en passant.

Les femmes aux fessesde bébé

Face à la quasi totalité des actrices porno,on ne peut s’empêcher de se pâmer devantla beauté de leur peau brillante,luisante telle des cristaux etsurtout, devant leurs partiesgénitales zéro défaut.Elles ont, pourla plupart, des lèvresextérieures roses, desfesses fermes, rondes,dodues ; belles, toutsimplement ! Lerêve… mais un retourà la réalité s’impose.Toutes les ladies ne sontpas censées avoir des postérieursidentiques et beaucoupd’hommes ignorent qu’ilexiste des interventions chirurgicales inventéespour enjoliver ces parties-là. La labioplastie,ou réduction labiale, en fait partie.

Les gémissements chroniques

Lorsqu’une femme éprouve beaucoup deplaisir sexuel, il est tout à fait normal et logiquequ’elle gémisse beaucoup ; qu’elle crie,même. Cependant, contrairement à ce quel’on voit dans les films pornographiques età défaut d’être un tourne-disque, il est illogique,voire tout simplement fou, de devoirhurler, incessamment, du début à la fin del’acte sexuel. C’est d’autant plus malheureuxqu’il existe des hommes qui croient que leurépouse ne prend pas de plaisir durant l’actesexuel pour la simple raison qu’elle ne criepas à la manière des stars du sexe… La mêmerègle s’applique aux femmes qui s’attendentà ce que leur conjoint fasse pareil. L’orgasmene se mesure pas par le volume desgazouillis des tourtereaux…

La femme girouette

Certaines positions sexuelles – pratiquéesdans les films X – sont indescriptibles,inextricables et renversantes, au proprecomme au figuré. La femme devient unesorte de girouette et est tournéedans tous les sens, toutes lespositions, même les plusimpossibles à adopter ouà imiter. Mettons deuxchoses au clair : primo,la gymnastiqueet l’acrobatie ne sontpas la spécialité despornographes, mêmesi parmi eux il y en aqui s’y connaissent ;et secundo, tous lescouples du monde ne sontpas obligés de reproduire cespositions, tout en sachant quecelles que l’on retrouve dans ces scènes oléolé sont montées, biaisées et font l’objetd’un grand travail de retouches. Le montagen’existant pas dans la réalité, il estimpossible pour un couple de tourner desfilms identiques, home made…

Le plaisir à plusieurs

Par définition, si un rapport sexuel n’est pasbasé sur l’affection, il peut tout de mêmel’être sur le désir charnel. Quant aux actessexuels à trois, à quatre ou plus, devenusmonnaie courante dans l’industrie du sexe,cela a tout d’un rapport “animalier”, bestialet voyeuriste. Si les couples libertins assumentce “dérapage”, les hommes et femmesse disant sages doivent savoir que les partouzesnuisent gravement à la relation ducouple. De même, ceux qui y prennent plaisirrisque de développer une certaine addiction,rappelons-le, incriminée dans divers pays duglobe. Mais quoi qu’il en soit, des pratiquespareilles ne peuvent que déformer la réalitésexuelle et tuer la vie du duo.

Le rapport sexuel parfait

L’acte sexuel pornographique est basique,pour ne pas dire bestial. Il n’a aucune approcheérotique, sexuelle, affective ouamoureuse. Il s’agit d’une industrie prochede celle du cinéma, mais elle est propre à lasexualité. Et il s’agit ici d’une sexualité déforméequi représente une vraie plaie pourla société parce qu’elle va jusqu’à causer desdéchirures au sein des couples. De même, ilest très important de savoir qu’un rapportsexuel parfait n’existe pas. La sexualité,c’est un échange d’affection et/ou de désir.Un point c’est tout.

L’érection infinie

À part dans les scènes pornographiques,vous ne verrez jamais une érection infinie,maintenue longuement et à volonté.Il faudrait donc que les femmes cessentde réclamer des choses qui n’existent pasdans la nature ni dans le tempérament deleur conjoint. Idem pour les hommes quisouhaitent arriver à ce stade un jour. Ceciest purement chimérique et relève del’imagination des réalisateurs des filmspornographiques. De même, certaines deces vedettes portent des prothèses quiprovoquent cet effet bluffant au niveaudu pénis…

La domination del’homme

Après avoir vu les scènes porno dans lesquellesles femmes sont traînées par terre,châtiées, violentées, voire frappées, certainsvont jusqu’à croire que le sadisme faitpartie du plaisir sexuel, alors qu’il s’agitd’une immense déformation de la réalitéde la vie sexuelle.On ne le répétera jamais assez : un actesexuel est, avant toute chose, un échangede câlins et non de coups et de blessures…Le plus assommant, c’est qu’il existe deshommes qui croient que leurs partenairesqui refusent de céder au sado-machismene sont pas suffisamment prêtes au passageà l’acte. Entendons-nous bien, il y abien évidemment des gazelles qui préfèrent,de leur plein gré, sortir la carte de lasoumission et se disent dociles et fièresde l’être. Mais si la docilité est une chose,manquer de dignité et d’amour-propre enest certainement une autre… â—†Nos remerciements au professeur Aboubakr Harakat,sexologue et psychologue.

Commentaires

Commentaire

loading...