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Scolarité / Handicap mental : Le gros ras-le-bol des associations

Écrit par FDM

C’est un cri de colère lancé par l’UNAHM et plus de 150 associations œuvrant dans le domaine du handicap mental. La raison ? L’octroi de la subvention d’appui à la scolarité des personnes en situation de handicap mental qui a une nouvelle fois subi quelques changements…

L’UNAHM (Union nationale des associations œuvrant dans le domaine du handicap mental) et plus de 150 associations en ont marre après ce nouveau coup de massue. Le 14 juin dernier, l’appel à projet « Subvention 2018 » qui doit couvrir l’année scolaire 2018/2019 a pris de cours les associations. Car les responsables en charge de la subvention d’appui à la scolarité des personnes en situation de handicap mental ont changé les règles du jeu pour l’octroi des subventions. Les modifications dénoncées ? « Un délai de 30 Jours ouvrables pour réunir toute une liste de documents digne d’un ‘’dossier ministériel‘’ tout en sachant que plusieurs associations n’ont pas les ressources nécessaires pour les rassembler, se révolte l’UNAHM dans un communiqué, et l’exclusion de la subvention d’appui à la scolarité de tous les anciens bénéficiaires non Ramédistes (enfants de smicards, enfants de retraités…), qui se comptent par milliers ».
Et l’entité de souffler que «  
ces dernières années, les associations, qui mènent depuis près de 40 ans des batailles sur tous les fronts pour les personnes en situation de handicap mental,  voient sans arrêt des acquis retirés les uns après les autres, des recommandations non prises en compte, et des projets et des mémorandums mis dans les tiroirs. »
L’UNAHM et les 150 associations réclament ainsi l’annulation de cet appel à projet, le respect des promesses des responsables donnant à la subvention une durée de trois ans renouvelable, ou encore le nouveau examen pour les années à venir de la convention d’appui à la scolarité et des cahiers de procédures en prenant en compte la réalité des ressources des associations et les droits des personnes en situation de handicap. Si rien n’est fait, les responsables devront assumer dès la rentrée prochaine toutes les conséquences qui en découlent, comme le souligne l’UNAHM, à savoir la fermeture de plusieurs centres et classes intégrées, la perte totale de confiance des associations ou encore les conséquences sur plus de 1 700 000 personnes touchées par le handicap mental…

 

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