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Pourquoi le livre marocain se porte-t-il si mal ?

Écrit par FDM

A l’international, le livre marocain a trouvé sa voie. Au Maroc, sa portée est limitée. Voilà pourquoi.

Le livre marocain s’impose de plus en plus à l’étranger par sa diffusion au niveau international et par sa présence désormais régulière lors de grands rendez-vous internationaux. L’une des derniers en date : le Salon du livre à Paris où le Maroc était l’invité d’honneur. Une première pour un pays arabe et africain. Au cours de l’année, les éditeurs marocains se sont également envolés au Caire, ou encore à Genève, connue pour être LA plate-forme européenne incontournable des professionnels du livre. L’édition marocaine commence donc à grignoter des parts de marché à l’étranger, notamment dans la région arabe.

Mais au niveau national, le refrain est tout autres, comme le déplore Zineb Abderrazik, de la Maison d’édition Marsam, à la Map : « Le véritable problème se pose au niveau de la lecture et non pas dans le domaine de l’édition elle-même ». Et poursuit : « Il est plus que jamais nécessaire de faire en sorte que le livre soit à la disposition de tout le monde, non seulement dans les librairies, mais aussi dans les maisons de jeunes, même dans les contrées les plus reculées » Pour Zineb Abderrazik, les maisons de jeunes sont appelées à assumer leur mission première comme fer de lance de l’animation culturelle, en ce sens que la lecture stimule, plus que l’école, l’ouverture d’esprit et l’enrichissement de l’imaginaire.

Du côté de l’association des éditeurs marocains, son président Abdelkader Retnani va même jusqu’à dire qu’en l’état actuel des choses, le fait d’éditer devient un acte de militantisme, tout en reconnaissant que le ministère de la Culture a fait des efforts en matière de soutien aux éditeurs. En effet, l’édition marocaine n’a rien à voir avec celle des années 80. Depuis, la qualité, la quantité et l’esthétique ont pris tout leur sens. Tout cela sous la supervision d’artistes et d’illustrateurs. Certes. Mais il n’en reste pas moins que même si le livre s’est « embelli », il reste malheureusement un privilège…

 

 

 

 

 

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