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Morocco Solar Festival : Dar B’Na, l’association au service des femmes et du développement durable (Portrait 2/3)

Écrit par FDM

À Ouarzazate, des dizaines d’associations et start-up marocaines ont monté leur tente au Village du Soleil lors de la 4ème édition du Morocco Solar Festival, organisée du 10 au 12 novembre. Tous rassemblés autour d’un même objectif : promouvoir le développement durable à travers des projets innovants, frais et valorisants, portés, notamment, par une panoplie de jeunes dont des femmes. Zoom sur Dar B’Na, l’un des trois projets pensés par ou pour les femmes.

En deux trois mouvements, Amina transforme un bout de sac plastique en simple  « fil à coudre », utilisé pour tisser des sacs ou autres porte-monnaie très colorés et très design. Cette femme de 51 ans a été contactée il y a près de 3 ans par l’association Dar B’Na pour participer à un projet social et environnemental qui consiste à fabriquer des sacs à partir de plastiques recyclés.
Amina qui tissait jusque-là des coussins et tapis gratuitement, a accepté de se lancer dans cette aventure, tout comme 36 autres femmes, habitants à Dar Bouazza et ses environs. « Ça a changé notre vie », sourit-elle. Car l’argent de chaque sac vendu est à 100 % reversé à l’artisane. « Nous ne payons que le taxi lorsque nous le prenons pour aller chez l’une d’entre nous afin de tisser ensemble quelques heures par jour », explique-t-elle. Les matières premières utilisées, à savoir les sacs plastique,s sont collectées et fournies par l’association, tout comme les crochets de différentes tailles, ciseaux, et autres matériels nécessaires.

Mais concrètement, combien touchent-elles ?  « Cela dépend des mois, répond sans détour Amina. Si nous sommes invitées à exposer et vendre notre collection, nous pouvons toucher entre 500 et 700 DH chacune. » Et tient à ajouter : « Cela peut paraît-être peu, mais ce n’est pas le cas pour nous. Si l’on prend mon cas, cette somme est un pécule qui s’ajoute à l’argent que je gagne en cultivant du bio dans ma petite parcelle de terre ». Pour sa jeune collègue, Khadija, assise juste à côté, « l’argent gagné n’est que pour moi. Même si je vis encore avec ma famille, elle ne me demande rien. Je peux ainsi mettre un peu de côté et m’acheter ce dont j’ai besoin quand j’en ai envie. »
Crédit photos : Mohamed Drissi Kamili

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