Actus fil info

MICA, film marocain de Ismaël Ferroukhi et produit par Lamia Chraibi, séduit à Angoulême !

Écrit par FDM

“Mica” , film marocain en compétition au Festival du film francophone d’Angoulême qui a eu lieu du 28 août au 2 septembre a séduit lors de sa projection en avant-première. Le film du réalisateur Ismaël Ferroukhi, produit par Lamia Chraibi,

Mica, une dizaine d’année, vendeur de sacs plastiques dans les souks, vit avec sa mère et son père malade dans un bidonville de la banlieue de Meknès. Pour supporter sa vie de misère, Mica s’est créé un univers dans lequel il entretient une relation particulière avec la nature, le ciel et les oiseaux. Un jour, Hajj Kaddour, gardien dans un club de tennis de Casablanca, vient le chercher pour le prendre comme homme à tout faire. Ce travail est une aubaine pour sa famille à qui il pourra envoyer son maigre salaire. Mica se retrouve propulsé dans un monde qu’il ne soupçonnait pas, mené d’une main ferme par le propriétaire, M. Slimani. D’humiliations en brimades, de privation de liberté, en passant même par la punition corporelle, Mica va peu à peu prendre conscience de sa propre condition et tout faire pour changer son destin. Il apprend que son ami d’enfance a émigré, qu’il vit et travaille à Marseille. Mica est décidé, il va partir… Le film, débordant d’humanité a été tourné à Casablanca. “Touché par la violence des inégalités sociales dans le pays, je me suis intéressé au destin de cette jeunesse qui sombre dans la déchéance et le désespoir et qui a comme seul rêve, la fuite vers l’Europe” précise Ismaël Ferroukhi dans un communiqué. Le film est porté par le jeune Zakaria Inane , qui n’est pas un acteur professionnel et qui signe avec « Mica », sa première expérience au cinéma sublimé par le jeu de Sabrina Ouazzani et Mohamed Az Elarab.

Pour rappel; La Prod, société de production crée par Lamia Chraibi en 2007 , soutient Mica depuis les débuts. La productrice marocaine qui milite pour un cinéma engagé et indépendant défend ce film sincère, fresque sociale délicate. La productrice qui aime le cinéma plus que tout, et affirme que les films sont ses « seuls vrais enfants » a accompagné et continue d’accompagner plusieurs projets marocains de Hicham Lasri, Narjiss Nejjar, Mohcine Besri ou encore Simone Bitton et la regrettée Dalila Ennadre.

 

Commentaires

Commentaire