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Marocaines inspirantes : nos coups de coeur (4/4)

Écrit par FDM

Notre quatrième et dernière partie des Marocaines inspirantes est consacrée aux Marocaines du Monde. Voici 3 profils de femmes qui ont pour point commun l’envie de laisser une empreinte positive, d’insuffler leur énergie créative à ce monde et de booster le leadership et l’entreprenariat féminins.

Marocaines du Monde

 

Iman Oubou, l’ex-miss New York qui veut transformer l’image de la femme

 

Iman Oubou est un visage connu au Maroc et aux Etats-Unis. La Marocaine de 30 ans, miss New York 2015, a fait partie du tout premier jury entièrement féminin pour les présélections et l’émission de Miss Univers 2018. Une participation qui a du sens. Iman Oubou se bat contre les stéréotypes. Elle est la fondatrice du site Internet SWAAY dont la mission est de donner davantage de visibilité aux entrepreneuses tout en les aidant à s’imposer professionnellement. “Les histoires que nous racontons ont un impact positif considérable sur les femmes du monde entier, y compris au Maroc et au Moyen-Orient, souligne-t-elle. Je reçois constamment des messages de femmes nous remerciant pour l’inspiration que nous leur apportons en leur montrant ce qu’elles peuvent être.” Au printemps 2019, la jeune cheffe d’entreprise compte innover sa plateforme, en laissant directement la parole aux femmes. Elles pourront ainsi contribuer au contenu, partager leurs histoires, et prendre part aux débats nés sur le site. Son désir ? Lancer SWAAY Arabia et / ou SWAAY Africa dans les deux prochaines années.

 

Au Maroc, Iman Oubou a également plusieurs projets en tête comme participer et initier davantage de conférences et d’ateliers. Au cours de la prochaine décennie, “je souhaite aussi utiliser ma plateforme pour mettre en lumière les nombreuses inégalités auxquelles les femmes sont confrontées chaque jour et ouvrir un dialogue national et international sur la manière dont nous, en tant que société, nous pouvons les combattre collectivement”, développe-t-elle. “Je réfléchis aussi à lancer Miss Morocco Univers pour que le Maroc soit enfin représenté, poursuit-elle. Je suis persuadée que les femmes marocaines ont beaucoup à offrir. Nous sommes vraiment uniques et nous avons tout ce qu’il faut pour réussir à Miss Univers. Je vous avoue que j’ai déjà tenu quelques réunions avec les organisateurs. Et j’ai hâte d’en faire mon nouveau projet spécial !”

Ilham Atrass, la conseillère politique qui tend la main aux migrants

Née à Khouribga en juillet 1989, Ilham Atrass a quitté le Maroc pour l’Italie à l’âge de 5 ans. Mais les liens avec le pays d’origine sont restés vivaces. “Nous attendions avec impatience les vacances scolaires pour revenir au pays, voir la famille, les amis et les voisins”, se rappelle la jeune femme. Des études en droit international à Turin, puis en droit privé à Alicante et enfin un stage en 2015 à Rabat au sein du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) afin de préparer sa thèse sur “la radicalisation, l’islamophobie en Europe et en Italie et le modèle marocain comme défis à la stigmatisation des musulmans en Italie”, permettent à Ilham d’être parfaitement outillée pour entamer une carrière au Parlement européen en tant que conseillère politique sur les relations institutionnelles et les affaires européennes. La jeune femme qui réside désormais à Tolédo rêve d’une carrière politique. “Si je deviens parlementaire européenne, je vais œuvrer pour faire changer l’image de l’immigré”, assure-t-elle.


Ilham Atrass cultive aussi d’autres projets. D’abord, envers les jeunes marocains nés en Europe et qui ne gardent plus aucun lien avec le pays, oubliant de ce fait leurs racines. ”C’est vrai qu’il faut une intégration à 100%, mais il ne faut jamais oublier d’où on vient, sinon, on est un étranger ici et là-bas. Cela risque de provoquer des dérives ou des basculements vers le radicalisme, surtout dans un contexte de montée de l’extrémisme dans de nombreux pays européens…Heureusement que le CCME est actif dans ce domaine et fait un travail formidable.” Le second projet qui tient à cœur à Ilham concerne les réfugiés. “Si la vie t’a donné une chance de t’en sortir dans la vie, tu as une responsabilité envers les autres, tu dois militer pour leur donner une nouvelle chance dans la vie…”

Nidal Ibourk, la chanteuse engagée auprès des enfants et des femmes

La chanteuse Nidal Ibourk qui a fait sensation dans l’émission The Voice 2015 au Liban, est la nouvelle ambassadrice honoraire de l’Organisation Maroco-Canadienne pour la Santé de l’Enfant et de la Femme (OMCSEF). Un rôle que prend très au sérieux cette Marocaine qui vit en Amérique depuis 2006. C’est de l’autre côté de l’Atlantique qu’elle enregistre ses morceaux et se produit en concerts, toujours vêtue d’un beau caftan. Car même à des milliers de kilomètres de là, elle ne cesse de porter le royaume dans son cœur. “Mon éducation au Maroc m’a donné des fondements, à savoir la tolérance et le respect envers toutes les cultures, appuie-t-elle. Je suis très fière de mon héritage marocain et de ce que j’accomplis aujourd’hui, en Amérique du Nord, tant aux États-Unis qu’au Canada, via ma carrière musicale et mon expérience professionnelle (NDLR : elle travaille dans l’un des meilleurs établissements scolaires au monde, l’Université McGillet).”.

Ce n’est pas la première fois que Nidal Ibourk s’engage pour une cause. En 2014, elle a sorti un duo avec Abdeloihed Dibane intitulé “Palestine” et en 2016, elle a participé au Sidaction au Maroc. Pour 2019, son objectif est de promouvoir la mission médicale qu’organise chaque année l’OMCSEF dans les zones reculées du Maroc et de sensibiliser le public, tout en collectant des fonds. Pour l’artiste, même si le pays a parcouru un long chemin, le système de santé doit être entièrement revu. “Les soins sont un droit humain fondamental et nos citoyens ont besoin de soins immédiats, déclare-t-elle sans détour. Les personnes ne doivent pas être négligées en raison de leur statut socio-économique ou de leur incapacité à payer les frais. L’accessibilité aux soins est une priorité nationale et nous avons besoin de services accessibles, en particulier dans les zones rurales.” En tant qu’artiste, Nidal Ibourk se donne pour mission de porter des messages qu’elle qualifie d’humanistes. Pour elle, l’art permet d’aborder de nombreux problèmes. Ainsi, s’investir dans d’autres causes que ce soit au Maroc ou à l’étranger, est une évidence pour Nidal Ibourk.

 

 

 

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