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Manger son placenta après l’accouchement aurait des vertus

Écrit par admin

C’est une mode qui ne cesse de prendre de l’ampleur aux Etats-Unis chez les mères qui viennent d’accoucher. Bien que peu appétissante, l’idée est de manger son placenta après l’accouchement pour augmenter la production de lait ou encore, de réduire les effets du baby blues.

Plutôt que de passer à la trappe ce placenta qui nourrit le foetus pendant les 9 mois de grossesse, de plus en plus de mères américaines deviennent adeptes de la « placentophagie », soit la pratique de le manger. Les sages-femmes n’en finissent plus de vanter ses vertus curatives car cet amas de tissus spongieux et très vascularisés est riche en hormones et en nutriments.

L’une de ces mères raconte ainsi s'être enfermée dans la salle de bain trois heures après son accouchement pour découper son placenta en morceaux qu’elle a ensuite broyé avec du lait d'amande, du miel et des myrtilles "pour couvrir le goût", avant de congeler le reste.

Mais ce ne serait pas l’unique façon de le « déguster ». D'autres fins gourmets le font ainsi cuire au four et le mixent aux choix à des lasagnes,  des tacos ou  encore des truffes au chocolat.

Toutefois, la majorité de ces femmes préfèrent consommer leur placenta en gélules. Sous ce format, le placenta,  desséché et réduit en poudre, est beaucoup plus facile à consommer.

"Les capsules stimulent la libération de prolactine responsable de la production de lait", affirme Claudia Booker, une sage-femme.

Lors de cette période où les mères peuvent ressentir une extrême fatigue, voire une dépression, ces capsules "participent à la stabilisation des niveaux sanguins et hormonaux", ajoute-t-elle.

Si la science reconnaît les bienfaits hormonaux et nutritifs du placenta in utero, il n'existe aucune étude scientifique aboutie sur les bienfaits de la placentophagie chez les humains, affirme Daniel Benyshek, un anthropologue de la santé à l'université du Nevada (ouest). Si dans de nombreux cas, la production de lait semble avoir augmenté après l’ingestion de placenta, aucun protocole digne de ce nom n’a confirmé cela. Toutefois, il semblerait avéré que la haute teneur en fer du placenta préparé soit une arme importante contre la fatigue et la dépression post-natale.

Enfin, selon le psychologue Mark Kristal de l'université de Buffalo (nord-est), les vertus antidouleur du placenta auraient été testées sur des souris, à l'instar de nombreux mammifères qui le consomment juste après la naissance de leurs petits.

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