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Les voix féminines du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde

Écrit par FDM

« Fès, à la confluence des cultures », c’est le fil conducteur de la 25ème édition choisi par les organisateurs du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde. Du 14 au 22 juin, des artistes exceptionnels ont répondu présents dont de nombreuses voix féminines et puissantes. Zoom.

 

 

De l’Inde à Cuba, en passant par les Etats-Unis et l’Iran. Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde revient du 14 au 22 juin et nous propose un voyage musical unique.  Pour la 25ème édition, les organisateurs ont notamment invités des artistes féminines incroyables à l’instar de Michelle David accompagnée du Gospel Sessions. Une voix explosive qui embarquera à coup sûr le public, le 17 juin, de Détroit, ville de Marvin Gaye et de Diana Ross, à Chicago jusqu’en Louisiane.

 

Le 16 juin, ce sera les chants sacrés perses qui seront mis à l’honneur. Sur scène, Sahar Mohammadi, l’une des plus belles voix du chant classique persan, aux côtés de Haig Sarikouyoumdjian, jeune virtuose du duduk, instrument à anche double, inscrit depuis 2005 sur la liste du Patrimoine Immatériel de l’Humanité. Un duo unique qui s’amusera, avec finesse et élégance, des notes et des sons. Le 18 juin, direction l’Inde avec un spectacle qui met en valeur la créativité artistique féminine marquée par le raffinement et l’imagination d’un geste, d’une parole, comme l’appuient, sur leur site Internet, les organisateurs dans la présentation du groupe Meera. Concrètement, le show chorégraphié et interprété par Chitra Visweswaran, l’icône de Bharata Natyam, avec les danseuses de la Chidambaram Dance Company, et mis en musique par Bombay Jayashri Ramnath, est une véritable célébration de Meera, l’une des plus grandes poétesses, de son courage, de sa dévotion et de sa conviction profonde.

 

Le 19 juin, ce sont des pionnières qui sont attendues : Obini Batá, une formation initiée il y a 25 ans par trois danseuses de la Compagnie Nationale de Danse Folklorique Cubaine. Leur particularité ? Elles ont osé défier la tradition masculine des percussionnistes en devenant les premières femmes à jouer du batá, tambour, à deux têtes et à peau de bouc, de la santeria, religion afro-cubaine. Le même jour, ce sont les chants des montagnes, des Balkans au Moyen-Atlas, qui vont résonner à Fès. En effet, c’est la rencontre inédite de Svetlana Spajic et Chérifa, deux figures iconiques de la transmission du patrimoine oral, les voix pastorales des montagnes serbes et berbères.  A ne pas manquer !

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