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La quête identitaire de Ka Hena dans le clip « Warda »

Écrit par FDM

Née et ayant grandi à Genève, Ka Hena est art-thérapeute à Lausanne. Passionnée de peinture, la jeune femme âgée de 27 ans explore différentes voies d’expression, et c’est un projet musical, hymne à ses origines berbères, qui révèle son talent de chanteuse. Et en moins de trois semaines, son clip Warda a enregistré des milliers de vues.

Ka Hena connaissait très peu le Maroc. « J’ai été longtemps dans le déni par rapport à l’histoire de mes origines », nous dit-elle simplement. Elle apprend pourtant à connaître et à aimer son pays d’origine. « Ce projet musical est une manière de faire la paix avec mon pays que j’ai appris à explorer et à aimer avec le temps. Et mon amour pour lui ne cesse de s’accroître au fil des découvertes. »

La fibre musicale de Ka Hena a éclos en 2017 au cours d’une année passée à Montréal où elle côtoie  des chanteurs, musiciens, comédiens etc. « Malgré le fait que je m’exprime beaucoup à travers la peinture, j’ai eu le sentiment de vouloir revendiquer quelque chose de plus puissant, j’ai eu durant une longue période la sensation que j’allais exploser et sur un coup de tête je suis allée au studio d’un ami à Montréal surtout par curiosité et j’ai enregistré Warda », explique-t-elle. Ka Hena n’avait jamais chanté auparavant, mais les mots et les mélodies sont venus tout naturellement, et au fil des jours, Ka Hena a continué à écrire, et à se rendre au studio pour enregistrer d’autres morceaux.


De retour à Genève, Ka Hena délaisse le projet. Et c’est sous l’instigation d’un ami qu’elle se laisse convaincre et décide d’en faire un clip. Tout s’est alors déroulé très vite. La jeune artiste en garde un souvenir ébloui. « Tout s’est déroulé à merveille du début à la fin comme si c’était prédit d’avance… Tout est venu facilement à nous. On a trouvé le type de figurants et de paysages qu’on voulait. Nous avons tourné cette vidéo dans le village berbère de Demnate où très peu de gens parlent arabe », explique l’artiste.

« À travers la chanson et ce clip, je voulais rendre hommage aux amazighs, mais aussi représenter les hommes et la reine Kahena qui est morte au combat au 8ème siècle en voulant venger son père. Dans le clip, on voit une scène où la fibule berbère est transmise de génération en génération dans une Kasbah encore marquée par la guerre. Les scènes de danses avec le boxeur sont un clin d’œil à la combativité et à la victoire… Puis vient la libération à travers la tresse qui tourne et qui était, au début, enroulée autour de mon cou. Tout est symbolique dans ce clip », précise encore Ka Hena.
Tout au long du tournage empreint d’émotion et de partage, la jeune chanteuse assure avoir appris beaucoup de choses sur sa propre histoire et celles de ses ancêtres, grâce aux villageois. Une quête identitaire et un ressourcement qui se dévoilent à travers le clip hommage « Warda ».

 

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