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La communauté musulmane de Californie prend les devants et condamne fermement la fusillade

Écrit par FDM

Bien que les autorités américaines n’aient pour le moment établi aucun lien entre la fusillade  et un acte terroriste lié à une quelconque idéologie, la communauté musulmane de Californie a souhaité prendre les devants en condamnant fermement la fusillade de mercredi qui a fait 14 morts et 17 blessés.

« Nous condamnons sans réserves l’acte horrible qui s’est produit aujourd’hui », a déclaré Hussam Ayloush, le responsable de CAIR Los Angeles, une association de défense des droits des musulmans, lors d’une conférence de presse.

Un autre responsable de la communauté islamique de la Californie du sud, Muzammil H. Siddiqi, a insisté sur le fait que l’islam ne permettait pas ce genre d’actes de violence. « Nous avons condamné toute violence où qu’elle se produise parce que la vie humaine est précieuse, et que nous respectons et honorons la vie humaine », a déclaré M. Siddiqui.

Les raisons de cette condamnation qui peut sembler quelque peu précipitée, la diffusion du nom d’un suspect par les médias, celui de Syed Farook, un employé qui travaillait pour les services de santé de San Bernardino, où s’est produite la fusillade.

Farook, un citoyen américain, serait l’homme lourdement armé qui a été tué, en compagnie d’une femme également porteuse d’une arme de poing et d’un fusil d’assaut, dans un 4×4 noir par la police lors d’un échange de tirs sur un axe routier.

Interviewé par le New York Daily News, le père du suspect déclare dans le tabloïd que son fils  « était très religieux. Il allait au travail, rentrait, allait à la prière, et rentrait. Il est musulman ». De quoi alimenter la rhétorique musulmans aux Etats-Unis, très présente dans la campagne pour la présidentielles chez les candidats républicains, et qui s’est encore exacerbée depuis les attentats de Paris revendiqués par le groupe Etat islamique et qui ont fait 130 morts le 13 novembre.

Farhan Khan, un beau-frère de Syed Farook invité par CAIR n’a pu donner aucune information sur ce qui a pu motiver le geste de ce dernier. « Pourquoi a-t-il fait une chose pareille? Je n’en ai aucune idée », a-t-il dit.

La conférence de presse de CAIR, organisée alors qu’aucun lien n’a encore été établi par les autorités avec une quelconque idéologie, donnait l’impression d’une action préventive.

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