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Gisèle Halimi, défenseuse des droits des femmes, est décédée

Écrit par FDM

Le parcours de Gisèle Halimi, avocate, essayiste et romancière est fortement marqué par son engagement pour la défense de la cause féminine. Celle qui a fondé l’Association Choisir La Cause des femmes, a été, sa vie durant, un symbole d’engagement et de résistance.

Agée d’à peine 10 ans, Gisèle Halimi, née Zeiza Gisèle Elise Taïeb le 27 juillet 1927à Tunis, avait fait sa première grève de la faim pour revendiquer son droit à la lecture. Cette force de caractère sera la marque de fabrique de cette militante de la cause des femmes et des droits des peuples pour la liberté. À 16 ans, elle refuse un mariage arrangé et impose son droit à faire des études supérieures à Paris. De retour dans son pays natal, elle s’inscrit au barreau en 1949 et commence sa carrière d’avocate, mais aussi de militante convaincue. Installée en France, mariée et mère de famille, elle continue sa lutte pour l’indépendance de l’Algérie et de la Tunisie. L’histoire retiendra sa célèbre défense de Djamila Boupacha, une algérienne accusée d’avoir posé une bombe, et qui arrêtée, a été torturée et violée par des soldats français. Depuis, Gisèle Halimi est considérée comme l’avocate des causes difficiles.

Gisèle Halimi s’est également battue pour la libéralisation de l’avortement et la criminalisation du viol. C’est ainsi qu’en 1971, on la retrouve parmi les signataires du Manifeste des 343, publié par Le Nouvel Observateur, et dans lequel ces femmes déclarent avoir avorté, donc avoir violé la loi, et plaident pour que les femmes n’aient plus à mettre leur vie en danger en avortant clandestinement. La même année, Gisèle Halimi fonde avec Simone de Beauvoir le mouvement Choisir la cause des femmes, qui prendra part à toutes les luttes féministes et organisera la défense de nombreuses femmes maltraitées.
Aujourd’hui, et après plus de xoixante-dix ans de combats et d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes, et au lendemain de son 93ème anniversaire, Gisèle Halimi, la voix des sans voix, s’est éteinte à jamais.

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