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Festival Films Femmes Afrique : Deux réalisatrices marocaines mises à l’honneur à Dakar

Écrit par FDM

Les courts-métrages « Derrière le mur » de Karima Zoubir et « Riad de mes rêves » de Zineb Tamourt, ont été mis en avant ce 18 février lors de la 3ème édition du festival des Films Femmes Afrique organisée à Dakar.

Lors de la 3ème édition du festival des Films Femmes Afrique, deux courts-métrages signés par des Marocaines ont été projetés à Dakar. Le premier : « Derrière le mur » de Karima Zoubir qui raconte l’histoire de Nadia, une fillette de 5 ans qui vit avec ses parents dans un bidonville entouré d’un mur. Pour arriver à aller jusqu’en ville, les habitants ont dû se résoudre à percer un immense trou. Mais les parents de la petite ne voient pas cela d’un très bon œil. S’inquiétant des « dangers » se trouvant de l’autre côté, ils n’autorisent pas leur fille à le traverser pour se rendre à l’école, un rêve qui pourtant lui tient à cœur… Un film plein d’émotion qui est diffusé pour la première fois en Afrique, hors du Maroc et qui a reçu une Mention Spéciale du Jury au Festival international d’Ismailia (Egypte) du film documentaire et des courts-métrages de fiction en avril dernier.
Le second film projeté est « Riad de mes rêves », réalisé en 2016 par Zineb Tamourt. C’est son tout premier court-métrage qui a obtenu en 2017 le Prix Spécial du Festival Africlap ainsi que le Prix Jeune Public du Court-Métrage du Festival International de Films de Femmes de Salé. Le pitch ? L’histoire tourne autour de Hiba, une fille de 12 ans qui ne pense qu’accéder au « Riad de ses rêves » qui n’est autre que le cinéma du quartier. Problème : sa mère divorcée s’y oppose car, selon elle, le cinéma porterait atteinte à la réputation de sa fille et, donc, à celle de toute la famille. A travers son film, la réalisatrice montre les difficultés que rencontraient les femmes pendant les années 70 et 80, tout en revenant sur une facette de la « censure sociétale » à l’encontre des femmes les empêchant ainsi d’accéder à divers domaines tels que le cinéma. Grâce au Festival Films Femmes Afrique, les jeunes cinéastes africains sélectionnés ont l’opportunité d’échanger sur leurs films respectifs, comme l’a souligné Karima Zoubir. Ces productions, a-t-elle poursuivi, reflètent, chacune de sa propre manière et via sa propre histoire, des préoccupations sociales plutôt semblables.

(Avec MAP)

Bande annonce « Derrière le mur » de Karima Zoubir :

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