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Fatiha Zemmouri et Manna Idaali dans une exposition collective au Danemark

Écrit par FDM

Le Musée Rudolph Tegners au Danemark abrite jusqu’au 31 octobre une exposition collective baptisée « Tgeners et le Maroc : l’art contemporain marocain » qui regroupe les œuvres de huit artistes marocains dont deux femmes : Fatiha Zemmouri et Manna Idaali.

Il a fallu trois ans de travail afin de présenter l’exposition collective « Tgeners et le Maroc : l’art contemporain marocain » au Musée Rudolph Tegners au Danemark, Rudolph Tegners étant un célèbre artiste danois (1873-1950) qui, au fil de ses nombreux voyages dans les pays d’Orient, a séjourné avec son épouse Elna à deux reprises au Maroc (à Tanger en 1905 et à Marrakech notamment entre 1948 et 1949).
Derrière la série d’œuvres présentées, huit artistes marocains dont trois d’origine sahraouie, en l’occurrence Manna Idaali, Etayeb Nadif et Hamza Errachid Sfart qui, ensemble, ont livré des fresques teintées d’une coloration locale et régionale fortement typée par un héritage nomade aux tonalités amazighes bien ciselées. Manna Idaali qui a eu le premier prix au concours « créations des jeunes artistes » en 2013-2014, a, à son actif, six expositions notamment à Tiznit, Laâyoune, Mohammedia, ou encore Tétouan, comme le décrivent les organisateurs des Rencontres des arts plastiques et visuels qui l’avaient invitée en 2016.
Autre artiste exposée : Fatiha Zemmouri. La plasticienne allie différentes techniques comme le dessin, les collages, la peinture ou encore la sculpture, et transforme les matériaux bruts (charbon, bois calciné, céramique, porcelaine) pour donner corps à des œuvres poétiques. L’artiste qui a présenté ses œuvres pour la première fois en 1999 à Rabat, a depuis enchaîné les expositions personnelles et collectives que ce soit au Maroc ou à l’étranger. Ses œuvres ont également intégré d’importantes collections publiques et privées. « Enraciné dans sa propre culture avec un regard sur les connotations de l’Occident, l’art contemporain marocain comble le fossé entre les expressions artistiques arabe et occidentale, a appuyé Louise Gomard, la directrice du Musée Tegners dans une allocution. Et si les artistes sont une sorte de sismographes, qui détectent les tendances et les mutations sociétales devant le public, ceci est de bon augure pour l’avenir ».

(Avec MAP)

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