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Euro-méditerranéen : Des pistes lancées en faveur des femmes par les associations

Écrit par FDM

Les membres de l’Institut européen de la Méditerranée, de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée ainsi que d’autres organismes se sont réunis du 24 au 26 octobre à Casablanca pour plancher sur le lancement de plaidoyers en faveur des femmes que ce soit en politique, au niveau économique ou contre les violences dont elles sont victimes. En voici les grandes lignes.

Des campagnes de plaidoyer en faveur des femmes sont en train d’être mises sur pied par les membres de l’Institut européen de la Méditerranée, de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée et de 36 organismes de huit pays (Maroc, Algérie, Egypte, Jordanie, Liban, Libye, Palestine et Tunisie). Réunis pendant trois jours à Casablanca, ils ont travaillé sur la prochaine étape du projet CSO WINS, initié en 2015, qui vise à renforcer le pouvoir de ces associations qui prônent l’égalité hommes-femmes. Concrètement, cette phase consiste à lancer simultanément trois plaidoyers dont on ne connaît, pour l’heure, que les grandes lignes. Dans le premier plan d’action qui mise sur un meilleur accès des femmes du sud de la Méditerranée aux responsabilités politiques, plusieurs points importants ressortent comme « l’établissement d’un partenariat entre les acteurs politiques, les médias et le secteur privé afin d’influer sur les comportements des hommes politiques qui sont réticents à faire une place aux femmes » ou encore « le renforcement des capacités des femmes qui peuvent se porter candidates ».

Concernant le deuxième plaidoyer qui vise l’élimination des violences faites aux femmes et les stéréotypes de genre, les membres préconisent de « s’appuyer sur les lois référentielles, telle que celle adoptée récemment en Tunisie pour compléter et adapter les projets de lois en vue de couvrir les formes de violence coutumière spécifiques à chaque pays ». La loi tunisienne en question est celle votée cet été et qualifiée surtout d’ « historique », car elle renforce la protection des victimes et abolit des mesures jugées « rétrogrades ». La preuve en quelques exemple : elle reconnaît toutes les formes de violences (physiques, psychologiques, sexuelles et économiques), elle pénalise le harcèlement sexuel dans les lieux publics ou encore elle supprime une disposition du Code pénal, qui permettait à l’auteur d’un acte sexuel dit « sans violence », d’épouser sa victime mineure pour échapper aux poursuites.

Quant au volet économique en faveur des femmes, il faudrait, selon les représentants, comprendre tout d’abord « l’autonomisation économique des femmes comme l’accès à la dignité et à la sécurité », puis « promouvoir l’accès des femmes au crédit moyen et non uniquement au micro crédit car les femmes ont le potentiel et la capacité d’innover dans de nombreux secteurs » et « permettre aux femmes de s’approprier les techniques commerciales et celles d’estimation des coûts en transférant les expertises », sans oublier de médiatiser les expériences réussies.

Pour établir ces différents points, les membres se sont, en fait, basés sur le travail mené par huit associations sélectionnées dans chaque pays du pourtour Méditerrannéen. Un travail qui, au vu des résultats, a fait ses preuves. Par exemple, grâce au plan d’action de l’association marocaine Anaouat pour femme et enfant à Chichaoua, aucun mariage de mineure n’ait été enregistré pendant toute la durée de sa campagne qui a consisté à partir à la rencontre des chefs religieux, des juges et des responsables des autorités locales pour obtenir leur appui, et à sensibiliser, à travers des caravanes, la population.

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