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Endométriose, hypofertilité et PMA, les chiffres au Maroc

Écrit par FDM

Être confronté à des difficultés à avoir un enfant n’est pas facile à accepter. Mais combien sont-ils dans cette situation ? Retour en chiffre sur l’hypofertilité et sur l’une des solutions proposées, la procréation médicalement assistée (PMA), à l’occasion du congrès annuel du collège marocain de fertilité (CMF).

« 800 000 couples au Maroc souffrent d’hypofertilité, indique le Pr Jamal Fikri, président du Collège marocain de fertilité (CMF) qui organise les 7 et le 8 avril, son congrès annuel à Rabat sur ce thème. Dans 40 % des cas, c’est l’homme qui est atteint d’hypofertilité dans le couple, dans 30%, c’est la femme, et les 30 % restant, ce sont les deux. » Selon ce spécialiste, l’hypofertilité est en augmentation dans le pays. « On a comparé du sperme congelé il y a 25 ans à celui d’aujourd’hui et l’actuel est de moins bonne qualité, développe-t-il. L’environnement et la nutrition sont les facteurs qui peuvent expliquer cela. Côté femme, pareil. On décèle davantage d’ovaires polykystiques dues à un trouble endocrinien », causé par toutes les substances chimiques parsemées dans l’air et dans la nourriture.

L’endométriose peut être responsable de l’hypofertilité mais toutes les patientes qui en souffrent ne sont pas infertiles. « Il n’existe pas de chiffre officiel au Maroc, pointe-t-il du doigt, mais on estime que 20 à 25 % des femmes qui se présentent à une consultation pour un problème d’infertilité sont concernées par cette maladie. » Être atteint d’hypofertilité n’est pas une fatalité. Des solutions existent comme la PMA, même si elle n’est pas accessible à tous, vu son prix. « Une tentative de FIV coûte entre 18 000 et 35 000 DH selon la complexité du cas, détaille-t-il. Par exemple, plus la femme est âgée, plus les prix des médicaments vont augmenter », en sachant qu’il faut en général plusieurs tentatives avant qu’elle tombe enceinte. « Beaucoup de couples au Maroc ont besoin d’avoir recours à la PMA mais seuls 5 000 y ont accès par an. Pour comparaison, en Algérie, on compte 15 000 FIV par an et en Tunisie, 12 000. »

 

 

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