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Des militantes des droits des femmes arrêtées en Arabie saoudite

Écrit par FDM

Les autorités saoudiennes ont arrêté deux féministes, alors que le pays est en train de changer à travers son plan baptisé « Vision 2030 » mis sur pied par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Deux activistes pour les droits des femmes ont été incarcérées, comme l’a dénoncé ce 1er août Human Rights Watch (HRW), évoquant une campagne « sans précédent » contre toute voix dissidente dans le royaume. Leur nom ? Samar Badaoui pour la première. Cette féministe a reçu en 2012 le Prix international du courage féminin par le département d’État américain, et est également connue dans le pays pour la campagne menée pour la libération de son frère, Raef al Badaoui, un blogueur dissident et Walid Abou al-Khair, son ancien mari. Quant à la seconde, c’est Nassima al-Sadah. Elle est, elle aussi, une opposante de longue date contre le système de tutelle qui met la femme sous l’autorité de l’homme quand il s’agit d’étudier, de voyager ou de se marier. Nassima al-Sadah s’est notamment présentée aux élections municipales en décembre 2015, les premières ouvertes aux femmes en tant qu’électrices et candidates. Amal al-Harbi, l’épouse de Fouzan al-Harbi, militant des droits civiques emprisonné, a également été arrêtée cette semaine, comme l’a précisé l’organisation dans un communiqué, mais la raison de son interpellation n’est pas encore très claire. Dans tous les cas, ces femmes « sont les dernières victimes d’une répression » a lâché sans détour HRW. Pour Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient de HRW, leur arrestation « indique que les autorités considèrent toute dissidence pacifique, passée ou présente, comme une menace à leur régime autocratique ». Pour l’heure, le pouvoir n’a pas confirmé ces arrestations qui interviennent quelques semaines après l’incarcération de plusieurs féministes dont trois figures du militantisme, accusées de porter atteinte à la sécurité nationale et de collaborer avec les ennemis de l’État. Certaines ont été relâchées depuis. Ces derniers mois, l’Arabie saoudite avait pourtant fait de nombreux pas en avant au sujet des droits des femmes via une série de réformes issues du plan baptisé « Vision 2030 ». Sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, le royaume a notamment autorisé fin juin les femmes à conduire.

 

(Avec l’AFP)

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