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Dar Bellarj célèbre Achoura

Écrit par FDM

C’est désormais une tradition. La Fondation Dar Bellarj célèbre “Achoura” en organisant du 10 au 14 septembre 2019, la seconde édition de cet évènement sous le thème Aït Rabaïne, du patrimoine à l’âme du Maroc »

A travers ses nombreux rituels, Achoura célèbre la plupart des éléments de notre patrimoine commun : l’artisanat, l’art culinaire, la musique, la danse, la parole, la joie, la famille … En 2018, la Fondation Dar Bellarj, emmenée par sa directrice Maha El Madi, créé un projet qui toute l’année se fabrique autour de la préparation de la célébration pour amener les publics de Marrakech à renouveler leur regard sur leur propre patrimoine et à mesurer l’importance de sa préservation. Des ateliers, des rencontres, des moments de réflexion permettent à ce public de s’impliquer concrètement dans cette urgence et de mobiliser leur famille, leurs amis, leur quartier, leur ville.

Ainsi, si la première édition de « Achoura », «Hada Achour Maalina Lahkam…» a célébré les femmes de Marrakech et particulièrement des quartiers de la médina, elle a surtout permis de réactiver les parades des femmes durant les célébrations de Achoura. La deuxième édition rend hommage aux « Aït Rabaïne » créés pour saluer le retour de feu Sa Majesté le Roi Mohammed V au Maroc 1955. Ce moment symbolique et constitutif de l’identité nationale est convoqué pour réveiller les consciences. Dans la préservation de notre patrimoine, dans la protection des mâalems, se joue l’âme du Maroc.

Cette deuxième édition s’ouvre par une parade « Herma, le voyage d’une peau ». Elle souligne le calendrier sur lequel Achoura se fonde, et célèbre le masque et ce personnage emblématique de la fête qui à Marrakech se nomme Herma, mais il est Boulbtaine/Boujloud au Haouz et Bilmaoune au sud…. La parade est créée avec la collaboration de Awaln’art et des artistes Hocine Bouguerra à la mise en scène, Virginie Chevallier à la création visuelle. Taoufiq Izeddiou, à la chorégraphie, met en mouvement les publics de Dar Bellarj et les danseurs de Nafas, première école de formation en danse contemporaine de Marrakech.

L’événement se construit ensuite autour de deux soirées Daqqa, d’une exposition collective réunissant les photographes de Marrakech et de deux conférences. L’ensemble invite les publics à participer à la préservation de ce patrimoine, dans une rencontre avec la création contemporaine et dans une ouverture à l’internationale.

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