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Amal Hihi : « Les qualités du manager de demain vont être des qualités féminines »


Croire au leadership féminin est désormais une nécessité. Créé en novembre dernier, Wimen, le réseau international des femmes dirigeantes, en est bien conscient et se démène pour impulser un changement.  Entretien avec l’une des membres, Amal Hihi, experte en management et auteure d’« Osez rayonner avec la méthode S.O.L.A.I.R.E. »

 

 De quelle manière Wimen compte promouvoir le leadership féminin au Maroc ?

Ce qui manque au Maroc, ce sont les modèles, alors que nous avons un tas de professionnelles extraordinaires qui ne sont pas mises sous le feu des projecteurs. L’idée de Wimen, est de mettre en avant l’expertise des femmes venant du secteur de l’entreprenariat, du public et du privé. Nous devons partager leurs parcours. Car si elles y sont arrivées, pourquoi pas nous ? Promouvoir le leadership féminin, c’est aussi travailler sur la parité au sein de l’entreprise avec les femmes et les hommes, comme nous le faisons à Wimen.

 

En janvier dernier, Wimen a tenu à faire son premier débat-conférence sous l’angle « le leadership féminin, le leadership de demain ». En quoi est-ce une affirmation ?

Quand on parle de leadership féminin, on parle de qualités comportementales. Selon une étude de Harvard et publiée par Davos en 2016, les qualités du manager de demain vont être des qualités féminines, c’est-à-dire que dans les entreprises, nous devons absolument renouer avec l’empathie, l’intelligence émotionnelle, l’intuition, ou encore la flexibilité. Ce sont des qualités à connotation féminine. Elles doivent être développées aussi bien pour les hommes que par les femmes qui s’autocensurent parfois. 

Dans les pays occidentaux, les femmes n’arrivent pas encore à briser le plafond de verre. Alors comment allez-vous vous y prendre ?

La dernière étude publiée sur cette question indique que la moyenne mondiale pour arriver à une parité homme-femme dans les postes à responsabilité serait de 100 ans. Au Maroc, elle atteindrait 153 ans. La mixité n’est pas pour demain, mais si nous ne faisons rien, je pense que ces chiffres vont empirer. Il faut que toute personne agissant dans la société civile et dans le domaine politique, travaille pour ce changement, cela y va du développement de nos générations futures. 

 

 

 

 

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