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Affaire Khadija : 12 suspects incarcérés

Écrit par FDM

Douze jeunes hommes âgés de 18 à 27 ans, suspectés d’avoir kidnappé, violé et martyrisé la jeune Khadija, ont été mis sous les verrous. Une sordide affaire qui a été révélée après le témoignage de l’adolescente de 17 ans et qui a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.

C’est la case prison pour les 12 jeunes hommes accusés d’être impliqués dans l’affaire Khadija. Le 21 août, cette adolescente de 17 ans a affirmé dans une vidéo, publiée sur la toile, qu’elle a été séquestrée, violée et martyrisée pendant deux mois par une quinzaine d’hommes dans le village de Oulad Ayyad. Un témoignage qui a ému, choqué et a suscité une grande mobilisation sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette affaire et lui venir en aide. Ainsi, très rapidement, le procureur général de la chambre criminelle de la cour d’Appel de Beni Mellal a décidé de rechercher ceux qu’elle accuse, de les poursuivre et les placer en détention préventive avant de confier l’enquête à un juge d’instruction, comme le détaille une source judiciaire jointe par l’AFP, précisant que le principal suspect, âgé de 20 ans, est accusé de « traite d’être humain sur mineure », « viol », « menace de meurtre », « torture et usage d’arme causant des blessures et séquelles psychiques », « constitution d’une bande organisée, enlèvement et séquestration ». Les chefs de « traite d’être humain sur mineure », « menace de meurtre », « torture », « enlèvement », « viol », « non-dénonciation de crime » et « non-assistance à personne en danger » ont été retenus pour dix de ses complices présumés. Un douzième est poursuivi pour « non-dénonciation de crime » et « non assistance à personne en danger ». Et trois autres suspects sont actuellement recherchés par la police. Ces derniers jours, les parents des suspects ont multiplié les déclarations à la presse, accusant Khadija de mensonge et dénonçant son mode de vie qualifié de « dépravé ». Du côté de la victime, elle « est encore sous le choc même si elle essaie de se montrer forte, ses mains tremblent quand elle parle », comme l’a expliqué Loubna El Joud, membre de l’association NSAT de Marrakech qui fournit une aide aux femmes victimes de violences, indiquant que « plusieurs médecins bénévoles ont proposé de lui enlever ses tatouages, mais le dermatologue préconise d’attendre » du fait de l’état d’inflammation de sa peau.

 

(Avec AFP)

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