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15ème édition de Jazzablanca Festival : les moments forts de la première journée (photos)

Écrit par FDM

Le premier jour de la 15ème édition de Jazzablanca a été intense, avec une affluence remarquable, un public plus enthousiaste que jamais, à qui l’esprit de Jazzablanca avait manqué. Sur scène, le groupe marocain Bab L’bluz, le parrain du Jazz éthipien Mulatu Astatke, la résidence artistique du trompettiste Erik Truffaz et Maâlem Hamid El Kasri et Ibrahim Maâlouf ont offert une série de concerts époustouflants.

 

Alors que le soleil brillait encore, le coup d’envoi a été donné pour la 15ème édition de Jazzablanca à Anfa Park Casablanca, avec le quatuor Bab L’bluz sur la Scène 21. Mené par la puissante voix de la jeune Yousra Mansour, la formation a envouté les premiers arrivants du public sur des airs de fusion entre gnaoua, blues, rock, et folklore marocain en présentant son dernier album “Nayda”.

Sans transition, le brillant Mulatu Astatke a pris le relais pour une merveilleuse performance tout droit venue d’Ethiopie. Le père du jazz éthiopien a valsé entre le vibraphone et les congas, accompagnant le public vers un sublime coucher de soleil. Nul besoin de paroles : les compositions du musicien et l’énergie de la foule dansante, mêlées à une lumière naturelle de fin de journée ont donné lieu à une performance qui transporte hors du temps.

 

 Une fois la nuit tombée, le trompettiste Erik Truffaz a inauguré la scène Casa Anfa par un magnifique solo, avant d’être rejoint sur scène par le maâlem Hamid El Kasri, pour une performance où le mot fusion n’a jamais mieux sonné. Fruit d’une résidence artistique organisée par Jazzablanca, la collaboration entre ces deux artistes a été la définition même d’une symbiose parfaite : le temps d’un concert qui restera dans les annales du festival, la trompette de Truffaz n’a fait qu’un avec le guembri et le timbre intense du maâlem. Le tout, sous les yeux d’un public ébahi par l’originalité, la justesse et la puissance de cette collaboration.

 

 

Toujours sur la scène Casa Anfa, le trompettiste Ibrahim Maalouf nous a parlé d’amour. Et pas dans n’importe quelle langue, puisqu’il a présenté à son public, des extraits de son dernier album, “Capacity to love”, dont la sortie est prévue en novembre 2022. Les Jazzablancais ont été parmi les premiers à découvrir cet opus surprenant placé sous le signe de la tolérance, où se combinent des airs de rock, de hip-hop et de pop. Réclamé par le public, Ibrahim Maalouf a également livré une sublime performance de son intemporel morceau “Beyrouth”, qui, comme à l’accoutumée, en a ému plus d’un.

Pendant ce temps, sur la Scène BMCI à la place des Nations-Unies, le genre gnaoua a été mis à l’honneur. Le maâlem Moktar Gania y a présenté son premier album “Gnawa Soul” face à un large public, avant d’être suivi par Saad Tiouly. D’origine casablancaise, ce jeune musicien passionné se trouvait dans son élément pour présenter ses divers titres, compositions et singles, muni d’un guembri qu’il maîtrise à la perfection.

 

 

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