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11 octobre : une journée pour les droits des filles

Écrit par FDM

La situation des filles dans le monde n’est pas identique. Et si certaines jouissent de presque tous les droits, nombreuses sont celles qui en sont totalement dépourvues. La journée internationale de la fille, célébrée ce 11 octobre, se prête tout naturellement à une petite introspection.

S’il est vrai que des lois ont été promulguées pour mettre fin au mariage précoce, au travail des « petites bonnes », il n’en demeure pas moins que ces phénomènes perdurent encore dans la société marocaine, en l’absence de mesures répressives et d’une application stricte de la loi. Ainsi, les dérogations fournies pour le mariage des jeunes filles mineures existent encore, et concerneraient plus de 35 000 jeunes filles. Pis, ces mariages précoces ou forcées échapperaient même aux statistiques officielles. Cette situation est due aux us et coutumes encore en cours dans certaines régions du pays.
Le travail des domestiques mineures est toujours d’actualité. Celles-ci seraient, selon les chiffres du HCP au nombre de 42 000 à exercer un travail dangereux. Le Collectif pour l’éradication du travail des « petites bonnes », estime, quant à lui, leur nombre entre 60 000 et 80 000.
Au niveau de l’accès à la santé et à l’éducation, des différences notables existent entre le milieu urbain et rural. Là aussi, les filles sont mal loties. L’éloignement des écoles incite souvent les parents à les en retirer. Le HCP estime que 14,8% des jeunes filles sont analphabètes contre 7,2% des garçons…
Dès lors, comment se profile l’avenir des jeunes filles ? Il est indéniable que d’immenses progrès ont été réalisés ces dernières années, que la généralisation de l’enseignement et les mesures d’accompagnement prises ont permis aux enfants des deux sexes d’accéder à plus de droits, mais cela reste insuffisant. Insuffisant pour assurer à la fille l’accès aux études secondaires, voire supérieures, aux soins de santé, etc.
Cette journée du 11 octobre, placée cette année sous le signe de « l’autonomisation des filles » constitue une formidable opportunité pour donner un nouvel élan aux jeunes filles, porteuses d’espoir pour un meilleur avenir.

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